Ce que raconte nos douleurs et notre souffrance et comment mon chat m’a mis devant tout ça!

Je me suis habituée à la souffrance comme on s’habitue au bruit de la ventilation chez soi.

Au début c’est dérangeant puis ça devient un simple bruit de fond.

Jusqu’au jour où mon chat est apparu dans ma vie, que la médecine traditionnelle ne parvienne pas à le guérir malgré mes efforts. Et puis un jour, en désespoir de cause ou peut-être aussi parce que je ne crois pas aux coïncidences…On m’avait donné les coordonnées d’une vétérinaire homéopathe qui fait également de la kinésiologie…après tout pourquoi pas…au point où j’en étais.

J’étais vraiment triste et affecté que mon chat souffre, alors oui c’est sur il ne souffrait pas le martyr et il avait de toute façon des anti-douleurs mais je savais que mon vieux chat ne survivraient pas longtemps à grand coups d’anti-douleurs. J’ai téléphoné pour avoir un rendez vous et j’ai commencé à respirer un petit peu.

Simplement parce que depuis des semaines j’étais convaincue que si mon chat ne guérissait pas, c’était en partie de mon ressort. Quand la vétérinaire m’a expliqué qu’une gingivo-stomatite venait surement du fait que j’avais du mal à exprimer certaines choses….sans blague…voilà que j’étais au moins sur la bonne voie!

J’ai vu cette vétérinaire 3 ou 4 fois, et j’ai du stopper faute d’argent mais certainement pas parce qu’elle n’était pas efficace. Pas mal de choses sont déjà sortie et ont progressé mais c’est surtout que j’ai pris conscience à quel point mon chat, cette éponge, absorbé tous mes soucis, toutes mes douleurs…toute ma souffrance. Il veut m’aider et ça me touche tellement mais c’est aussi assez lourd à porter.

Je me débat contre toutes sortes de choses et je fais de mon mieux pour m’en sortir et trouver un peu de paix intérieur. Ma patience étant proche de 0, je peux déjà vous dire que très souvent un des freins à mes avancées reste mon impatience, ça ne va jamais assez vite!

Je déteste restée bloqué sur un problème, je déteste ne pas trouver la bonne solution, j’aime être efficace et quand le psy m’explique en long, en large et en travers que je dois être patiente, qu’il faut du temps, que je dois être bienveillante envers moi même….j’ai juste envie de l’attraper par le col et de lui dire qu’il fasse ce qu’il faut pour que ce problème soit résolu je le paye assez chèr! lol (promis je me soigne lol)

Alors avoir cette pression supplémentaire, de mon chat est souvent difficile, j’ai juste envie qu’il arrête d’être malade parce que ça m’attriste, ça me stress, bref cercle vicieux en vue! Cela dit, il a ouvert une fameuse porte et plus le temps passe, plus je mesure toutes les douleurs et toute la souffrance que j’avais fourré dans un coin…et que je continue de temps en temps à cacher sous l’oreiller par habitude.

Pas vraiment évident de constater que j’ai des douleurs de toutes sortes…

Je suis née avec une dysplasie de la hanche et désormais lorsque je marche longtemps de manière vive (du type, accélérer le pas pour être à l’heure à l’arrêt de bus), j’ai mal à la hanche. Cette dysplasie me provoque aussi des douleurs de dos du type sciatique ou lumbago selon les cas. Selon l’ostéopathe mes douleurs au genou qui n’apparaisse que quand je me fais du soucis de façon excessive seraient également dû à ça.

J’ai aussi hérité des problèmes de peau de mon papa, avec une grosse dermatite séborrhéique sur le cuir chevelu, autour et dans les oreilles, au niveau des sourcils également.

A ce petit tableau s’ajoute des rhino-pharyngites à la limite du chronique, j’en ai est généralement 1 à 2 par an…cette année j’ai battu mon records en faisant 2 cet hivers, 1 au printemps et encore 1 cet été, heureusement les huiles essentielles sont d’un précieux secours pour diminuer très nettement leur durée.

Et puis depuis quelques temps j’ai des problèmes digestifs, l’ostéopathe parle de côlon irritable et de ce que j’ai lu sur internet je devrais arrêter le gluten (ce qui croyait moi et loin d’être de la tarte!) et le chocolat autant dire que je pleure.

Il y a cependant une chose fort étrange avec moi, j’ai des problèmes de poids depuis longtemps enfin…avant mes 18ans, je dois reconnaître que c’est surtout les autres et leurs réflexion mais quand je revois les photos je n’étais pas si grosse que ça….les gens peuvent être tellement méchants et blessant. Et on ne peut pas dire que mes parents m’est aidé sur ce point. J’étais en surpoids, d’ailleurs à mes 14ans j’ai vu une diététicienne et simplement rééquilibré mon alimentation perdant ainsi 8kg, en tout cas je me sentais bien mieux, c’était déjà pas mal.

Et puis le cauchemars a commencé : le stress, j’ai pris 10kg pour chacune de mes années de terminale….et j’en ai fait 2 :/ Puis heureusement je suis devenue étudiante, sans voiture, la marche et mon budget serré (adieu les biscuits du 4h) ont fait que j’ai perdu un peu de poids puis le stress de mon diplome m’en a fait rependre….puis mon boulot assez physique m’en a fait perdre et puis le chomage m’en a fait reprendre et puis le stress de ma reprise d’études m’en a fait reprendre et puis…non je n’ai plus reperdu de poids à part 1 ou 2kg pour en reprendre 5 ensuite :/

Aujourd’hui, je n’ai jamais atteint un tel poids, et je n’ai jamais autant détesté mon corps, je sais aussi que mon poids aggrave mes autres douleurs et pourraient me donner bien plus de soucis de santé. Je suis essoufflée quand je monte plus de 2 étages, quand je noue mes lacets mon gras bloque ma respiration ce qui fait que je ne peux pas rester bien longtemps dans cette position. M’habiller est un enfer, et je suis devenue totalement incapable d’aborder un homme et pire si l’un d’eux m’approche je le rejeterais sans aucun doute.

J’ai beau savoir tout ça, il n’y a rien qui fasse déclic chez moi, il est bien entendu que je n’ai aucune intention de faire un régime drastique, hors de question de perdre 10kgs pour en rependre 20 ensuite. Je me suis penchée sur l’équilibre alimentaire, sur l’alimentation de pleine conscience…Et oui, oui c’est chouette mais mangé ce qu’on veut quand on veut c’est bien plus facile…sans parler que compter les carrés de chocolat vu mon stress actuel c’est juste impossible. Bref appellé ça de la flemme si vous le voulez, un manque de volonté ou n’importe quoi d’autre si ça vous chante.

Moi je sais que c’est une souffrance, une très grande souffrance et oui c’est vrai il va me falloir d’avantage de volonté pour me sortir de ça et pour le moment je ne l’ai pas.

Je sais que dans toutes les personnes qui liront se billet, les 3/4 pourrait s’y retrouver, si ce n’est pas pour le poids, ça peut-être un tic, une mauvaise habitude : fumer, se ronger les ongles, etc… Et j’avais juste envie de vous inviter à faire un tout petit pas et à voir « votre problème » avec un tout petit peu de bienveillance, en réfléchissant à pourquoi ce « problème » est là ?

Moi je peux vous dire, que mon obésité c’est ma protection, elle tient les gens à distance, l’insécurité, le manque de confiance en moi ont fait que (et bien d’autres choses…) . Alors oui, c’est vrai je déteste mon corps et pourtant je sais que j’ai encore un peu besoin de ma fausse protection pour le moment, mais un jour viendra…

En espérant que cet article vous ferra voir vos douleurs physiques un peu autrement (on ne le dit pas assez, notre corps nous parle) et que vous arriverez à trouver un chouïa de bienveillance pour vos addictions et vos tocs 😉

Courage, le soleil est de retour, profitez en ^^

 

Aujourd’hui, j’enterre mon jumeau

J’ai décidé de reprendre avec un petit billet sur une de mes expérience de développement personnel assez marquante, bon ça n’a pas l’air super gai mais c’est un sujet qui me touche beaucoup et qui a de l’importance pour moi. Mais j’ai aussi quelques idées de billets plus léger rassuré vous ahah 😉

 

Il y a plusieurs mois, je me décide enfin à aller voir une kinésiologue qu’on m’avait recommandé il y a longtemps. Et je ne remet pas en cause ses compétences et son efficacité, elle a remonté de nombreux traumatismes sans se tromper; cela dit je ne suis pas sur que j’y retournerais, enfin il en ai quand même sorti quelque chose.

J’ai notamment pu en apprendre d’avantage sur le jour de ma naissance, bon peut-être moins fantastique que ce qu’on peut imaginer mais ça peut expliquer des choses et je ne le vis pas mal, simple besoin de savoir.

Dans la liste des traumatismes et des freins à ce que j’avance, il y a le tout premier de ma vie alors que j’étais encore dans le ventre de ma mère et même encore qu’un mini foetus de 2 mois et demie. Ma mère a perdu le jumeau qui m’accompagnait….enfin jumeau ou jumelle mais je ne sais pas vous expliquez pourquoi mais j’ai l’intime conviction que c’était un garçon.

Enfin bref, cette kinésio remonté donc mes traumatismes en me demandant chaque fois « on garde ou on jette? » et tout allait bien tant qu’on parlait « d’événements » mais la mort de mon jumeau n’était pas franchement un événement comme les autres, ça m’a terriblement choqué qu’elle insiste pour que « je jette »…à mon sens, à moi, je ne pouvais pas « jeter » une âme aux oubliettes.

C’est vrai il n’a existé que pour moi, ma mère n’a pas été affecté par cette perte mais moi j’ai perdu le premier être que j’ai connu, j’ai perdu un frère, un ami auquel j’étais très lié. J’ai souvent ressentie un vide immense, un énorme manque et je pensais à lui, je me demandais ce qu’aurait été la vie avec lui. Est ce que ce sentiment d’abandon et de solitude aurait été le même ? Et puis la multitude de question qui tournait autour de lui : pourquoi lui et pas moi ? où est il ? qu’est il devenu ?

Il y a peu je parle de cette expérience justement avec une amie magnétiseuse qui comprend fort bien la violence des propos tenus par la kinésio pour moi mais elle m’explique qu’elle ressent que je le retiens et que du coup il est coincé ici. Oui, oui je sais les anges tout ça…toujours est il qu’aujourd’hui j’ai eu une sorte de déclic car quand elle me parlait de ça, j’étais surprise, bien sur qu’il avait le droit de partir, d’aller là où il le devait, de faire ce qu’il voulait, je ne peux lui souhaiter que le meilleur c’était mon frère, je ne peux rien lui souhaiter d’autre que d’être heureux. Du coup, je ressens qu’il a besoin d’aide, besoin d’être rassuré pour aller là où il doit aller.

J’ai donc eu ce déclic : ce que mon jumeau a besoin c’est d’un enterrement ou au moins une cérémonie d’adieu, celle qui n’a jamais eu parce que notre société actuelle ne célèbre pas les âmes mais des morts avec une enveloppe charnelle totale ou avec une durée de vie supérieur à j0

Alors je vais préparer correctement cette petite cérémonie et la faire de mon mieux, en attendant je crois que quelque part il a déjà entamé son chemin et j’en suis très heureuse 🙂

Bonne route jumeau ❤

Les 12 commandements « du rapport à rendre »

Coucou, je ne vous oublie pas les copains mais ces derniers temps j’ai été pas mal prise : grand rangement et nettoyage chez moi, la saison jardin qui est désormais bien lancé et donc pleins de semis-rempotage, plantations, désherbages et autres, plus les amis qui viennent en visite pour les week-ends prolongés.

Enfin bref, le mois de mai est souvent bien remplit et avec ce beau temps, j’aime mieux être dehors à en profiter mais bon rapport oblige, j’ai aussi passé pas mal de temps dedans à rédiger un rapport que je dois rendre demain. Ce rapport c’est le gros de ma formation donc incontournable pour valider cette formation, comme souvent.

Du coup pendant que mon imprimante faisaient des siennes, je me suis défoulée en rédigeant ces petits commandements dans lesquelles on peut tous se retrouver un peu, je crois :

Les 12 commandements des rapports à rendre :

1 – Tu n’auras aucune envie de faire ce rapport
2 – Tu essayeras de t’y mettre et ça gonflera tellement que tu éteindras bien gentiment ton pc pour aller faire tout autre chose
3 – Tu soûleras tout le monde avec ce rapport que tu dois faire
4 – Tu laisseras le stresser bien monter pour profiter d’une ou deux mauvaises nuits
5 – Tu t’y mettras au dernier moment
6 – Tous les autres de ta promo commenceront à poser des questions pour te mettre la pression
7 – Tu oublieras de sauvegarder ton travail ou ton ordi plantera
8 – Tu enverras en quatrième vitesse et à la dernière minutes une flopée de mails pour pouvoir répondre à toutes les questions de ton rapport
9 – Tu enverras au dernier moment, en suppliant une amie de corriger ton rapport la veille de le rendre et en lui disant en plus que ça urge
10 – Word te gonfleras royalement au moment de faire ta mise en page
11- Et pas des moindre, ton imprimante te fera lutter pour imprimer ce bip de rapport avec des options multiples allant du beug au manque d’encre ou de papier…et le reste du temps, elle fonctionnera à merveille.
12 – Au moment de relier, tu te rendras compte que tes marges ne vont pas, que l’encre à bavé ou tu bousillera une page, au mieux tu auras oublier d’acheter une couverture

La bonne nouvelle c’est qu’une fois que tu as remplie toutes ces conditions, tu pourras peut-être rendre ton rapport à l’heure. Vivement demain que je rende le mien.

Enfin comme je sais que c’est la période des rapports, voilà quelques petits conseils (sous word) :

  • Quand je n’arrive pas à faire un rapport, un peu comme celui ci qui me prenait la tête, je balance mes idées en vrac, je fais les passages qui sont « claires » ou « évident » pour moi. Ça me permet d’avoir déjà une base quitte à devoir restructurer les phrases, l’avantage avec un PC c’est que déplacer du texte est assez rapide.
  • Je règle ma police de base : type, taille et aussi l’interligne dès le début comme ça je n’ai que les titres à modifier ensuite.
  • Je programme un enregistrement automatique toutes les 5 minutes.
  • J’envoie une copie de mon rapport en format word et pdf sur une ou deux boites mails + enregistrement sur clé usb et pc
  • Une semaine avant je rachète des cartouches noir et couleur et une ramette de papier ( même s’il m’en reste, un jour mon imprimante à tellement beuger qu’elle m’a bouffé un papier monstre) + si besoin de quoi relier
  • Je prévois toujours le nombre d’exemplaires qu’on me demande + 2 (un pour moi et un au cas ou je me rate en reliant ou je découvre que l’encre à baver sur une page par exemple)
  • Si je dois aller dans un copie center pour faire relier, je prends toujours ma clé usb avec moi au cas où
  • Prévoir un format word qui permet de modifier directement et un format pdf car souvent d’un ordinateur à l’autre ou d’une version à l’autre la mise en page beug

Voilà si vous avez un rapport aussi à rendre, je vous souhaite bon courage 😉

Je reviens vite vous écrire un petit billet, en attendant si vous aussi ils vous est arrivé des galères « de rapport » ou que vous avez une bonne astuce à nous partager, n’hésitez pas.

Je veux un chien, un chat, un lapin, un cochon d’inde ou un poney…

C’est l’histoire d’une fille plutôt banale, qui avait un rêve…

J’ai toujours su qu’une étoile veillait sur moi, j’ai constaté à de multiples occasions que la vie mettait « des opportunités » sur mon chemin…ce n’est jamais un hasard total pour moi.

Je crois profondément qu’on attire ce sur quoi on vibre, cette croyance est belle et porteuse d’espoir mais aussi parfois très difficile quand on a du mal à ne pas vibrer « le manque ». Ce manque qui me semble si propre à l’Homme, manque d’amour, manque de compassion, manque de partage, de connexion, manque d’élan, d’énergie….

Je n’ai pas trouvé d’autre explication, ou plutôt cette explication fait un bel écho en moi alors j’en suis restée là. J’ai pu observer comme la vie a mis sur mon chemin une amie précieuse alors que je n’avais pas encore 6 ans. Cette amie, avait une jolie maison remplit d’animaux, son père était vétérinaire…et c’est là que j’ai compris. Au delà de mes amusements à nourrir des coccinelles de pucerons et des escargots de salade, une passion se cachait derrière. Mon amour pour les animaux est né le jour où je les ai rencontré de plus près. Et même les griffures du chat du voisin alors que je voulais lui donner du lait n’ont rien changé.

Histoire de me mettre un peu plus sur la voie, quand j’ai eu 8 ans, mon père a décidé d’offrir un chiot à ma mère. C’était pour la fête des mères et dernièrement j’ai rêvé de ce moment deux fois. Moi qui avait tout essayé, j’avais essayé d’avoir un chien, un chat, un lapin, un cochon d’inde (parce que ma cousine en avait un), un hamster, un poney, pour au final avoir un poisson rouge (que j’ai gagné dans une fête foraine…je vous laisse imaginer la suite). Mais là mes parents et surtout mon père qui avait toujours dit non, nous avait fait la surprise de ce chiot. Les larmes ont roulé sur mes joues et j’ai irrémédiablement fondu sur ce chiot sable foncé. Je me souviens qu’en le caressant, j’ai cru que c’était un rêve, j’allais me réveiller et malheureusement il n’y aurait plus chien…

Et puis je ne me suis pas réveillé, ce petit chiot est resté avec nous, il est devenu mon ami, l’ami le plus précieux que j’ai eu, jamais je ne l’oublierais. Il ne m’a jamais trahi, jamais fait défaut, il n’a jamais cafté un seul de mes secrets, ni même les promenades qu’on allait faire sans rien dire à personne. Ce chien, je l’ai aimé du plus profond de moi même et je n’ai jamais eu peur avec lui, jamais eu peur qu’il ne me blesse et il ne l’a jamais fait.  La seule fois où j’ai eu excessivement peur pour lui c’est quand on a du l’opérer pour sa dysplasie et retirer la tête du fémur de sa patte arrière droite. J’ai eu peur que la vie ne me reprenne le plus cadeau que la vie m’est fait. Mais mon super chien, super brave, est rentré à la maison, il nous a laissé faire la rééducation de sa patte et il m’a fait confiance quand je l’ai emmené nager pour l’aider à se remuscler.

Et puis patatras, c’était en avril, c’était une semaine avant c’est 6ans. Notre chien n’était pas en forme, alors on l’a amené chez le vétérinaire, il a eu des injections, on nous a dit que s’il n’allait pas mieux le lendemain il fallait le ramener, alors on l’a ramener, ils l’ont gardé. J’étais inquiète mais je n’ai jamais pensé que ça serait la fin, pas aussi tôt. Et puis le dimanche, la vétérinaire a appelé mon père pour avoir son autorisation pour piquer notre chien qui était au bout. Foutu piroplasmose…

Je m’en souviens comme si c’était hier, le lundi j’avais un contrôle alors pour que je reste concentrée mes parents ne m’ont rien dit, ni à moi, ni à mon frère, ni à ma soeur… Toute la journée, je n’ai pensé qu’à une chose, aller voir mon chien à la clinique. Et puis le soir est venu, ma mère a refusé qu’on aille à la clinique vétérinaire…et ma mère nous a demandé de nous asseoir sur le canapé….elle n’avait pas besoin d’en dire plus…on savait. Parce que quelques années au paravent, elle avait fait le même scénario pour nous annoncer le décès de mon grand-père paternel.

Ma soeur est parti violemment dans sa chambre, sans écouter ce que ma mère avait à dire, moi je me suis assise dans le canapé, je ne sais pas ce qu’elle a dit,je n’en ai aucune idée, je pleurais, ça se déchirais à l’intérieur. La vie venait de me prendre mon meilleur ami…

Désolé, je coupe cette lecture, forcément en vous écrivant ça, les larmes sont revenus…jusqu’à ce que je vois mon chat, assis juste à côté de mon siège, il ne bouge pas, il est calme, il me regarde, il ne dit rien…Ce chat est un vrai cadeau du ciel, toujours là quand il faut pour me soutenir (et non ce n’est pas l’heure des croquettes :p)

Voilà c’était en avril 2004, ça fait 12ans. Ça fait aussi 12ans que j’ai un nouveau chien mais c’est une autre histoire. D’ailleurs malgré la présence d’un nouveau chien, j’ai eu beaucoup de mal à faire le deuil de mon premier chien, ça m’aura pris environ 6 mois je crois. Enfin ce qui m’a définitivement fait passé ce cap douloureux, c’est que l’été qui a suivit j’ai fait mon premier stage en clinique vétérinaire.

Il était tant que je sache si je ferais ce métier là ou un autre, mon stage a commencé sur les chapeau de roues avec l’euthanasie de 3 chatons, une opération d’un chien avec une fracture ouverte et j’en passe. Au final, j’ai réussit à avoir de la distance pour les euthanasies, je ne me suis pas sentie mal en salle d’opération et je me suis vite sentie à ma place au sein de cette clinique. Ce qui aura réussi à me faire pleurer, c’est le vieux chien de 13ans qui hurlait de douleur à cause de son arthrose. Suite à son opération mon chien souffrait d’arthrose, l’imaginait avec ce type de douleurs m’a fait réaliser que je ne pouvais pas lui souhaiter ça juste parce que j’aurais voulu le garder près de moi. Et puis, il en fallait bien un, il y a eu un chien avec une piroplasmose…et ce jour là je me rends compte que j’ai fait un choix. Bien sur ça me renvoyé à mon chien, et j’avais juste envie de pleurer…sauf que cette fois ci j’étais à une place, ou je pouvais accompagner quoi qu’il arrive. J’ai choisit de m’occuper de ce chien avec force, j’allais le voir et je le réconforté. A partir de là, j’ai réalisé qu’il y avait deux façons de voir les animaux qui sont en cage dans une clinique. Celle ou on se contente de filer à manger à ces animaux et celle ou on a un rôle à jouer, j’ai passé des heures dans le chenil, j’ai caressé des chats, des chiens, je leur parlais, je l’ai rassuré, je les encourageais à manger. J’ai également passé des heures à accompagner des chiens, des chats à s’endormir avant une opération. Ça peut paraître débile mais je me sentais vraiment bien, à accompagner ces animaux à s’endormir calmement. Je devais faire le vide en moi, je devais être la plus calme possible, et je caressais lentement, ils m’ont tous regardé avant de fermer les yeux.

Ma vétérinaire m’avait donné le rôle de l’anesthésiste, bon bien sur maintenant j’ai super envie de faire de la chirurgie mais j’aime bien ce rôle. On est un peu comme l’ange gardien de l’animal, on surveille sa respiration, on surveille qu’il dort assez pour ne pas avoir mal.

A la fin de mon stage, le chien atteint de piroplasmose était guérit et il est rentré chez lui. Et moi j’avais trouvé ma place, ce jour là je me suis fait la promesse que j’aiderait encore des animaux du mieux que je peux.

Ce jour là, je n’ai pu eu de toute sur ce qui c’était passé le jour de mes 6ans où j’ai été attiré comme un aimant par un animal, mon projet professionnel et mon rêve de devenir vétérinaire était né.