Bourreau-victime, manipulation…

Hé, bonjour la compagnie, il y a bien longtemps que je n’ai plus écrit un petit article et pourtant je fourmille d’idées mais ces derniers temps pas mal de grosses échéances à gérer.

Je reviens donc avec un article sur ce phénomène désormais assez célèbre suite à divers livres du bourreau et de la victime.

En faite, une fois qu’on se rend compte de comment cette relation fonctionne, on devine bien vite qu’au final on est tous concerné, je ne connais personnellement personne qui est échappé à ce type de relation que l’on soit bourreau ou victime.

Alors si, si on peut-être la victime d’une personne et le bourreau d’une autre et parfois les relations sont tellement complexe qu’on peut-être tour à tour les deux dans une seule relation, un peu effrayant n’est ce pas ?

Au début, on a commencé à me parlé de ça, j’ai trouvé que ça allait un peu loin et puis je me suis retrouvée dans des descriptions de situations, tantôt comme victime, tantôt comme bourreau. Ça me m’était très mal à l’aise, c’était très difficile à accepter et pourtant mon regard se porté sur mes relations et tout m’éclaté à la figure.

Je pense que comme pour beaucoup ça commence avec mes parents :

Ma mère la victime, sans cesse, sans relâche. Le peu de fois où je m’interposais à elle, où je m’affirmais, elle me faisait le couplet de la mauvaise mère qui a tout raté et qui est tellement désolée…Voilà, j’y étais dans la peau du bourreau et finalement c’était si inconfortable pour moi. Puis un jour, j’ai réalisé que sous les bonnes intentions, à la façon d’un enfant qui veut toujours bien faire donc on ne peut pas l’accuser, pas lui en vouloir, ce n’est tout simplement jamais de sa faute, il se cachait un énorme pouvoir de manipulation. Ce mot là aussi il effraye, osé dire qu’une personne est manipulatrice, on y voit directement une chambre secrète avec des plans et des photos épinglés au mur, tel l’anti-chambre d’un tueur en série.

Allons bon, un manipulateur est plus fin que ça tout de même! lol

Les manipulateurs, ils sont partout, c’est vous, c’est moi. C’est l’enfant qui fait les yeux doux à sa mère pour une glace. Est ce vraiment si horrible que ça?  Je ne crois pas.

Je pense qu’une bonne part de l’attitude de ma mère manipulatrice est inconsciente enfin du moins j’ose l’espérer. Enfin je vous laisse surfer sur le web pour y trouver multitudes d’articles et de références de livres sur ce sujet complexe et pourtant fort intéressant.

Parce que le but final ce n’était pas de catalogué ma mère de manipulatrice mais tout simplement de récupérer ma liberté et d’en finir avec cette culpabilité bouffante.

Enfin comme vous pouvez le voir au final, j’ai été le bourreau de ma mère quand je me suis fâché et imposé, quand j’ai décidé de dire ce que j’avais à dire mais j’ai aussi été sa victime quand voulant bien faire, elle intervenait dans ma relation avec mon père mais aussi mes relations amicales (et si elle avait été au courant, à n’en pas douter, dans mes relations amoureuses.)

Mon père, n’est pas tout net dans cette affaire non plus, si ce n’est que je ne crois jamais avoir jouer le rôle de bourreau avec lui mais celui de victime oh que oui!

J’en ai longtemps voulue à mon père pour des tas et des tas de raisons, surtout pour son absence et son rôle de tyran si bien mené. Sauf qu’en acceptant que ma mère est une manipulatrice, j’ai aussi découvert à quel point elle était responsable de la relation déplorable que j’avais avec mon père. Mon père était mon bourreau, mais pour quelle raison?? Peut-être tout simplement parce qu’on ne lui a offert que cette place là ?

Dans une relation de type bourreau-victime, on plaint toujours la victime, la pauvre qui se fait martyrisé. On oublie complétement qu’en dehors des enfants, nous sommes tous des êtres capables d’esprit critique, de raisonnement et d’actions. Un bourreau ne peut l’être que parce qu’il a une victime, d’une façon ou d’une autre, on accepte, on laisse la relation prendre ce chemin et jouer le rôle qui nous incombe.

Attention, tout de même, on parle ici plus de manipulations, je ne parle en aucun cas d’une personne qui serait agressé sexuellement ou physiquement ou je ne sais quoi d’aussi affreux. Même si j’espère que cette article pourrait vous aider à vous sortir de ce type de relations, n’oubliez jamais que dans une relation on est deux donc vous n’êtes pas responsable du fait que l’autre déraille.

Bref, je voulais juste vous amener à réfléchir sur vos relations, sur le ou les rôle(s) que vous y jouez et surtout vous dire que quelque soit votre rôle vous pouvez en sortir. Le bourreau peut cesser de l’être, chaque fois que l’autre se met en position de victime, se débat sous des arguments et des justifications, essaye de vous faire culpabiliser, ne sombrer pas dans la violence qu’elle soit verbale ou physique. Oui, je sais verbalement on a vraiment envie de leur hurler dessus pour qu’ils se bougent, ça ne mène à rien et je vous le dit car je l’ai expérimenter encore et encore. Mettez les points sur les i mais n’entrer pas dans le jeu de l’autre. Clarifiez la situation, exprimer vos ressentis et uniquement les vôtres, essayer de ne pas poser de jugements. Faites une seule explication, la plus clair possible (et là prendre un peu distance aide beaucoup) et ne répondez pas aux justifications de l’autre, c’est totalement vain et surtout laissez le dans son choix d’être une victime, il arrêtera quand il en aura marre.

(Les gens sont souvent incapables d’entendre qu’ils se comportent comme des victimes, des bourreaux ou des manipulateurs donc oublier d’essayer cette explication en plein milieu « d’une crise »).

Si vous êtes une victime, vous pouvez aussi vous en sortir, si, si 😉 Il va falloir observer, et à force vous verrez lorsque l’autre met son masque de bourreau ou bien quand vous vous apprêter à lui tendre. ET là, il faut apprendre (et ce n’est pas évident), à réagir différemment.

Il faudra peut-être faire le deuil de cette relation, ou au moins faire le deuil de ce que vous espériez de l’autre, de ce que vous pensiez qu’il ou elle était. Et pendant ce laps de temps, très variable, je crois et ça n’engage que moi qu’il est bon de prendre de la distance avec cette personne.

Et puis, je me répète je vous conseille, de lire sur le sujet, ça vous aidera à mieux comprendre et adapter votre façon de faire selon ce qui vous parlera. On est pas tous pareil sur ce sujet.

Personnellement, si je prends l’exemple de ma mère, désormais, je ne laisse plus la place au mélodrame, je l’a renvoie à elle, ça serait compliqué d’expliqué mais dès qu’elle essaye de me faire culpabiliser d’une façon ou d’une autre, je la laisse avec son problème qu’elle a crée seule et je me détache totalement de ça. Du coup, pu d’emprise, et le plus souvent, sans que je n’ai rien demandé ou fait de spécial à part ce retour, les choses rentrent dans l’ordre et elle admet son tord sans me faire culpabiliser.

Pour mon père, c’est plus complexe, souvent je me met et me sens en position de victime car il touche à des points sensibles (voir le livre, les 5 blessures). Ma première réaction, c’est d’être blessé, la seconde c’est souvent la colère donc je dois souvent prendre plus de temps pour me détacher de tout ça et trouver comment agir, j’y travaille encore…

Voici un article plutôt intéressant et condensé sur ce sujet épineux :

http://www.psycho-ressources.com/bibli/victimes-bourreaux.html

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