Je veux un chien, un chat, un lapin, un cochon d’inde ou un poney…

C’est l’histoire d’une fille plutôt banale, qui avait un rêve…

J’ai toujours su qu’une étoile veillait sur moi, j’ai constaté à de multiples occasions que la vie mettait « des opportunités » sur mon chemin…ce n’est jamais un hasard total pour moi.

Je crois profondément qu’on attire ce sur quoi on vibre, cette croyance est belle et porteuse d’espoir mais aussi parfois très difficile quand on a du mal à ne pas vibrer « le manque ». Ce manque qui me semble si propre à l’Homme, manque d’amour, manque de compassion, manque de partage, de connexion, manque d’élan, d’énergie….

Je n’ai pas trouvé d’autre explication, ou plutôt cette explication fait un bel écho en moi alors j’en suis restée là. J’ai pu observer comme la vie a mis sur mon chemin une amie précieuse alors que je n’avais pas encore 6 ans. Cette amie, avait une jolie maison remplit d’animaux, son père était vétérinaire…et c’est là que j’ai compris. Au delà de mes amusements à nourrir des coccinelles de pucerons et des escargots de salade, une passion se cachait derrière. Mon amour pour les animaux est né le jour où je les ai rencontré de plus près. Et même les griffures du chat du voisin alors que je voulais lui donner du lait n’ont rien changé.

Histoire de me mettre un peu plus sur la voie, quand j’ai eu 8 ans, mon père a décidé d’offrir un chiot à ma mère. C’était pour la fête des mères et dernièrement j’ai rêvé de ce moment deux fois. Moi qui avait tout essayé, j’avais essayé d’avoir un chien, un chat, un lapin, un cochon d’inde (parce que ma cousine en avait un), un hamster, un poney, pour au final avoir un poisson rouge (que j’ai gagné dans une fête foraine…je vous laisse imaginer la suite). Mais là mes parents et surtout mon père qui avait toujours dit non, nous avait fait la surprise de ce chiot. Les larmes ont roulé sur mes joues et j’ai irrémédiablement fondu sur ce chiot sable foncé. Je me souviens qu’en le caressant, j’ai cru que c’était un rêve, j’allais me réveiller et malheureusement il n’y aurait plus chien…

Et puis je ne me suis pas réveillé, ce petit chiot est resté avec nous, il est devenu mon ami, l’ami le plus précieux que j’ai eu, jamais je ne l’oublierais. Il ne m’a jamais trahi, jamais fait défaut, il n’a jamais cafté un seul de mes secrets, ni même les promenades qu’on allait faire sans rien dire à personne. Ce chien, je l’ai aimé du plus profond de moi même et je n’ai jamais eu peur avec lui, jamais eu peur qu’il ne me blesse et il ne l’a jamais fait.  La seule fois où j’ai eu excessivement peur pour lui c’est quand on a du l’opérer pour sa dysplasie et retirer la tête du fémur de sa patte arrière droite. J’ai eu peur que la vie ne me reprenne le plus cadeau que la vie m’est fait. Mais mon super chien, super brave, est rentré à la maison, il nous a laissé faire la rééducation de sa patte et il m’a fait confiance quand je l’ai emmené nager pour l’aider à se remuscler.

Et puis patatras, c’était en avril, c’était une semaine avant c’est 6ans. Notre chien n’était pas en forme, alors on l’a amené chez le vétérinaire, il a eu des injections, on nous a dit que s’il n’allait pas mieux le lendemain il fallait le ramener, alors on l’a ramener, ils l’ont gardé. J’étais inquiète mais je n’ai jamais pensé que ça serait la fin, pas aussi tôt. Et puis le dimanche, la vétérinaire a appelé mon père pour avoir son autorisation pour piquer notre chien qui était au bout. Foutu piroplasmose…

Je m’en souviens comme si c’était hier, le lundi j’avais un contrôle alors pour que je reste concentrée mes parents ne m’ont rien dit, ni à moi, ni à mon frère, ni à ma soeur… Toute la journée, je n’ai pensé qu’à une chose, aller voir mon chien à la clinique. Et puis le soir est venu, ma mère a refusé qu’on aille à la clinique vétérinaire…et ma mère nous a demandé de nous asseoir sur le canapé….elle n’avait pas besoin d’en dire plus…on savait. Parce que quelques années au paravent, elle avait fait le même scénario pour nous annoncer le décès de mon grand-père paternel.

Ma soeur est parti violemment dans sa chambre, sans écouter ce que ma mère avait à dire, moi je me suis assise dans le canapé, je ne sais pas ce qu’elle a dit,je n’en ai aucune idée, je pleurais, ça se déchirais à l’intérieur. La vie venait de me prendre mon meilleur ami…

Désolé, je coupe cette lecture, forcément en vous écrivant ça, les larmes sont revenus…jusqu’à ce que je vois mon chat, assis juste à côté de mon siège, il ne bouge pas, il est calme, il me regarde, il ne dit rien…Ce chat est un vrai cadeau du ciel, toujours là quand il faut pour me soutenir (et non ce n’est pas l’heure des croquettes :p)

Voilà c’était en avril 2004, ça fait 12ans. Ça fait aussi 12ans que j’ai un nouveau chien mais c’est une autre histoire. D’ailleurs malgré la présence d’un nouveau chien, j’ai eu beaucoup de mal à faire le deuil de mon premier chien, ça m’aura pris environ 6 mois je crois. Enfin ce qui m’a définitivement fait passé ce cap douloureux, c’est que l’été qui a suivit j’ai fait mon premier stage en clinique vétérinaire.

Il était tant que je sache si je ferais ce métier là ou un autre, mon stage a commencé sur les chapeau de roues avec l’euthanasie de 3 chatons, une opération d’un chien avec une fracture ouverte et j’en passe. Au final, j’ai réussit à avoir de la distance pour les euthanasies, je ne me suis pas sentie mal en salle d’opération et je me suis vite sentie à ma place au sein de cette clinique. Ce qui aura réussi à me faire pleurer, c’est le vieux chien de 13ans qui hurlait de douleur à cause de son arthrose. Suite à son opération mon chien souffrait d’arthrose, l’imaginait avec ce type de douleurs m’a fait réaliser que je ne pouvais pas lui souhaiter ça juste parce que j’aurais voulu le garder près de moi. Et puis, il en fallait bien un, il y a eu un chien avec une piroplasmose…et ce jour là je me rends compte que j’ai fait un choix. Bien sur ça me renvoyé à mon chien, et j’avais juste envie de pleurer…sauf que cette fois ci j’étais à une place, ou je pouvais accompagner quoi qu’il arrive. J’ai choisit de m’occuper de ce chien avec force, j’allais le voir et je le réconforté. A partir de là, j’ai réalisé qu’il y avait deux façons de voir les animaux qui sont en cage dans une clinique. Celle ou on se contente de filer à manger à ces animaux et celle ou on a un rôle à jouer, j’ai passé des heures dans le chenil, j’ai caressé des chats, des chiens, je leur parlais, je l’ai rassuré, je les encourageais à manger. J’ai également passé des heures à accompagner des chiens, des chats à s’endormir avant une opération. Ça peut paraître débile mais je me sentais vraiment bien, à accompagner ces animaux à s’endormir calmement. Je devais faire le vide en moi, je devais être la plus calme possible, et je caressais lentement, ils m’ont tous regardé avant de fermer les yeux.

Ma vétérinaire m’avait donné le rôle de l’anesthésiste, bon bien sur maintenant j’ai super envie de faire de la chirurgie mais j’aime bien ce rôle. On est un peu comme l’ange gardien de l’animal, on surveille sa respiration, on surveille qu’il dort assez pour ne pas avoir mal.

A la fin de mon stage, le chien atteint de piroplasmose était guérit et il est rentré chez lui. Et moi j’avais trouvé ma place, ce jour là je me suis fait la promesse que j’aiderait encore des animaux du mieux que je peux.

Ce jour là, je n’ai pu eu de toute sur ce qui c’était passé le jour de mes 6ans où j’ai été attiré comme un aimant par un animal, mon projet professionnel et mon rêve de devenir vétérinaire était né.

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